miradas a la ciudad informal

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Tap Tap Tower. Creoles cultures and arts center – Lauderhill, Florida by ARM


En FrançaisIn English “La escasez es el mar de la innovación social y técnica” Yona Friedman

Up side down por ARM architecture

Los “barrios informales” símbolos de la miseria que prolifera son la principal fuente de inspiración para el proyecto. Sin caer en una forma de idealización, traducimos la energía formidable de la ciudad informal, para transformarla en vector de modernidad. La calle es un ejemplo poderoso. La vida transpira en cada metro a través miles de actividades. ¡Pertenece a todo el mundo y en ella todo puede pasar! La calle vibra de pasajes secretos, atajos y espacios múltiples. Es el hormiguero horizontal, este fárrago vernáculo que deseamos transponer en tótem vertical, símbolo de una renovación haitiana. Para descubrir la torre imaginamos varios trayectos que correspondran a los diferentes ritmos de los visitantes. La torre flota por encima de un bosque tropical que habrá que ver renacer en la isla. El primer trayecto es una paseo en este bosque. Permitirá descubrir las especies vegetales que la componen y recorrerá áreas temáticas que reflejan la historia haitiana.

Para acceder a la torre, se toma una serie de escaleras, de escaleras mecánicas, de ascensores al aire libre. Unas especies de calles verticales. Estas circulaciones son animadas por velocidades aleatorias y los diferentes flujos de personas. Algunas de ellas sólo llevan a una parte de los elementos de programa. Actúan así como cortacircuitos o atajos. A medida que se escala este paisaje vertical, dispondremos de enfoques sobre el entorno convirtiéndose en espectaculares miradores y entonces veremos el mar, ¿Por qué queremos siempre ver el mar?

Sería casi grotesco de tener la vanidad de poner en tal proyecto su marca personal. Planteamos reflexionar con artistas haitianos por supuesto, pero no exclusivamente. Despues de todo Haití es pluriétnico. Con ellos vamos a embalar el objeto. Proponemos adaptar un tema recurrente en muchos países pobres: la personalización de los transportes públicos. Cada uno de ellos es una maravilla única y un orgullo para el que lo conduce.

La torre repetirá esta estética onírica y entonces, se convertirá en un monumento, es decir un objeto que sirve de referencia, de símbolo y de lugar de reunión. Y cada tendra la libertad de imaginar la continuación de la historia. La imaginación introduce lo extraño en lo cotidiano, el sueño en la realidad, lo inesperado en la evidencia, la vida. Centre des arts et civilisations créoles ARM architecture Matthieu Poitevin y Pascal Reynaud. Jefe de proyecto Marc Kauffmann

EN RESPUESTA A SUS COMENTARIOS Y EMAILS

Al contactar directamente al Matthieu Poitevin obtuve respuestas a las multiples preguntas que giran entorno a este proyecto.

En cuanto a su estado de desarrollo se encuentra actualmente supendido a causa de la crisis financiera e inmobiliaria a la que no escapo Lauderhill una ciudad de la Florida muy deprimida economicamente.

Con respecto al sitio del proyecto y a su relación real con Haiti – la descripción del proyecto en el sitio internet de ARM es bastante imprecisa en cuanto al sitio final del proyecto – Poitevin explica “…el proyecto incluía un proyecto de ecoturismo, un pueblo de artesanos y un plan para retribuir tierras a los campesinos haitianos. La Tap Tap Tower debía ser un poco como la proa de un proyecto que buscaba federar a los haitianos expatriados y el conjunto del mundo creole.


Tap Tap Tower, Centre des arts et civilisations créoles, Lauderhill Floride par ARM


En Espanol – In English « La pénurie est la mer de l’innovation sociale et technique » Yona Friedman

Up side down par ARM architecture

Encore aujourd’hui il me parait incroyable que tout ceci puisse exister.

En y réfléchissant, cette incrédulité est sans doute celle d’un occidental qui ne sait plus voir la nécessité des choses. Il vient d’un pays riche et ne peut se mettre à la place de ceux qui, sans faire de misérabilisme, ont l’habitude de survivre.

L’expérience s’acquiert par la chose vécue, le reste n’est que de l’information.

Je ne suis pas haïtien, je ne suis pas créole, ça n’est pas ma culture et c’est bien pour cela que je me sens à ma place.

Je ne suis là que pour rendre service et je n’ai rien à revendiquer, je suis tranquille.

Il y a dans ces demandes de construire à Miami et en Haïti un optimisme, une attitude positive absolument extraordinaire. C’est improbable et inattendu, l’énergie ainsi développée est capable de transcender les quelques minuscules craintes que nous pourrions avoir.

Ce projet est un formidable pied de nez à tous les cyniques dominants. C’est l’antithèse du renoncement et de l’aquoibonisme. Des gens veulent faire, leur ambition est légitime et sans limite, comment pourrions-nous agir autrement qu’en les accompagnant ? Comment leur offrir autre chose ? Les projets devront être à la hauteur de cette exigence et de leurs audaces pour transformer ces rêves en réalité.

La réussite de l’un et l’autre, résidera dans la simplicité de la réponse proposée. Il doit s’agir dans les deux cas de réponses apparaissant comme évidentes, simples. C’est une alchimie très difficile à atteindre qui repose sur l’attention, la pensée, l’imagination et la patience.

Notre travail commence là où s’affiche un refus, là où le silence ne peut être muet. Il s’agit de savoir reconvertir l’adversité en avantage : l’échec perd sa valeur négative à partir du moment où il devient une activité, une motivation.

Excentricité

Bidonchamps,

En Haiti, le risque est bien trop grand de décider d’une ville devant un écran. On ne peut qu’en pressentir les germes dans la plus grande humilité.

Nous avons alors répertorié chacun des foyers d’habitation existant. Ces constructions sont venues s’installer aux endroits les plus propices. Nous continuons l’histoire en faisant confiance au bon sens.

Puis nous agissons de manière excentrique : partir du plus petit, du strict nécessaire puis élargir.

D’abord, la base de vie, la base dure, celle qui doit rester contre vents et marées. En brique fabriquée sur le site. Au centre, la cuisine et la salle de bain en maçonnerie et le plateau distribuant les différentes pièces dont les affectations sont celles prévues. Puis les terrasses.

Ensuite chacune de ces constructions sera placée l’une par rapport à l’autre pour s’adapter au climat. Par exemple, il n’y aura pas de grande trouée longiligne et ce, pour protéger les maisons des vents violents ou des pluies battantes. Elles sont toujours en quinconce pour créer des ombres sur les terrasses ou sur les places disséminées.

C’est ça la construction vernaculaire, c’est la construction dans le bon sens.

Notre souhait, en imaginant cette variété de lieux, est qu’il soit toujours vrai, qu’il devienne une réponse à un besoin, pas d’artifice ! Il n’y a pas d’histoire sans vérité.

Matthieu Poitevin y Pascal Reynaud. Chef de projet Marc Kauffmann

Pour répondre aux commentaires et mails en rapport avec le site final du projet et son état de développement… à la source M Poitevin réponds :

Le projet s’est arrêté non pas par volonté politique mais parce que la crise immobilière a été particulièrement sévère  de ce côté de l’atlantique.
Il s’agit bien de Laudrehill mais le projet était couplé avec un projet d’écotourisme, de village des artisans, pour redonner la terre aux paysans haïtiens. en fait la TAPTAP était un peu la proue d’un projet qui consistait à fédérer  les haïtiens expatriés et l’ensemble du monde créole.
et puis voilà