miradas a la ciudad informal

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CIUDAD EVOLUTIVA est un forum d’idées, discussions et regards nouveaux autour de la culture urbaine de la Ville Informelle. La créativité dans des lieux émergents, des projets d’architecture et urbanisme, débats, vidéos, photos, art, design et publicité sont les thèmes abordés. Ce blog est né avec le projet du même nom Ciudad Evolutiva, réalisé par César SILVA URDANETA et Hugo CHAUWIN, prix du meilleur diplôme 2009 de l’Ecole Spéciale d’Architecture à Paris réalisé sous la direction de Michael Halter (ETH Zurich) et Dr Marie Aquilino (Brown University). Suivez les actualités, commentaires et notre image du jour sur twitter

Autour du projet

CIUDAD EVOLUTIVA est une expérience d’intégration socio-spatiale des développements informels de Caracas au reste de la ville. Ce nouveau territoire introduit un ensemble d’équipements publics, ainsi que des vecteurs économiques, regroupés le long d’une passerelle piétonne, au cœur même de ces développements informels et crée le lien entre la ville « moderne » et ces morceaux de ville appelés barrios isolés à l’est de Caracas dans le secteur de Petare Sur.

« Le défi lorsque l’on s’intéresse aux zones informelles, est de répondre en même temps aux besoins des communautés, aux limites financières et à l’évolution du projet dans le futur ». Alfredo Brillembourg et Hubert Klumpner, Informal city Caracas Case. Prestell 2005 Urban Think Tank.

 Pour ce faire nous nous sommes intéressés à l’approche qu’Ignasi de Solà Morales, a défini comme de « l’acupuncture urbaine ». Ce concept fait référence au potentiel réparateur que peut engendrer une intervention urbaine hautement contextuelle, et capable de restructurer implicitement son environnement immédiat.

Document PDF explicatif du Projet

Phénomènes

À Caracas, il est courant de voir comment certains comportements qui étaient autrefois informels sont maintenant acceptés en tant que formels en raison de leur efficacité. Par exemple, le marché péruvien de marchands ambulants (appelés buhoneros), qui exploite aujourd’hui l’espace public, est un comportement largement accepté comme officiel.

Une grande quantité de phénomènes liés à l’informalité sont étroitement liés à la formalité, générant une interdépendance, un système entrelacé. C’est le cas des autobus appelés Carritos et Camioneticas. Ils complètent le métro, qui dispose d’un système formel d’autobus public, et soutiennent ainsi l’activité de la ville. Des comportements informels satisfont l’appétit des gens pour résoudre des situations concrètes de manière instantanée. L’administration de la ville est constamment en retard sur les comportements informels. La ville informelle a de nombreux problèmes politiques, économiques et de sécurité, mais en même temps, elle possède un dynamisme, complexe et créatif. Dans ce genre de conditions urbaines, il est extrêmement important de comprendre ces phénomènes pour développer un projet urbain. Notre objectif premier, a été de répertorier ces phénomènes, et d’en faire une analyse typologique, pour pouvoir s’en servir par la suite comme substance formatrice du projet. Le but n’est pas de produire une organisation théorique des phénomènes, mais d’extraire des pratiques qui génèrent l’architecture de la ville informelle.

Phenomenon Mapping in Caracas, by Keysuke Fukuma with Cesar Mendez Mirt and Maite Garbizu as collaborators

Acteurs

Plusieurs acteurs sociaux, économiques, et culturels sont présents dans les barrios. Ils représentent des moteurs d’activités au sein de ces quartiers où la plupart des organismes officiels n’existent pas. Au niveau social les centres communautaires organisent la vie de quartier. Le sport est aussi très présent avec plusieurs équipes par barrios. Des associations à but non lucratif agissent sur l’éducation et organisent des campagnes d’alphabétisations. Des fondations, soutenues par le secteur privé, subventionnent l’éducation et la culture.

Au niveau économique, les artisans (forgeron, ébéniste, garagiste, micro entreprise de construction) et les commerçants informels (Buhoneros, commerce informel fixe), mais aussi le commerce formel, représentent une importante partie de l’économie des barrios.

Au niveau culturel, musées, institutions, et maisons de la culture organisent des expositions, des cours d’art, du théâtre, des cours de danse et d’autres activités culturelles.

Programmes d’impulsion

De nos jours, dans le contexte des zones informelles, la fonction des équipements dépasse la simple notion de service public et constitue de véritables enjeux de (re)développement local, et s’avère être de profonds marqueurs socio-identitaires. Ils représentent de véritables « ressources stratégiques » dans la gestion des problèmes sociaux tels que la consommation de drogue et la violence urbaine. Ils structurent l’organisation spatiale du lieu de vie, et par conséquent agissent directement sur les relations sociales.

De manière à s’articuler avec les acteurs locaux nous proposons des équipements d’impulsion extraits des activités pratiquées dans les barrios, qui s’articuleront à plusieurs échelles. Ces équipements auront un rôle dynamisateur, qui permettra par la suite d’impliquer les communautés dans une démarche participative, d’auto-construction et d’appropriation. Ils pourront évoluer, muter, se transformer au niveau des pratiques et en fonction des usages dans le temps.

Cette intervention permettra à une population défavorisée de s’approprier un nouvel outil de projection locale, en recréant une dynamique de vie dans et autour de l’intervention pour enfin constituer un générateur de nouveaux flux socio-économiques.

La carte postale Caracas – Hollywood

Une réflexion sur l’identité de la ville.

Nous voulions par un moyen assez simple et connu de tous: une carte postale, montrer ce que l’on essai habituellement de cacher. Nous avons travaillé sur une photo de George Brugmans – Directeur de la Biennale d’Architecture de Rotterdam –
en inscrivant Caracas sur les façades de chaque maison. Cela représente à la fois un clin d’œil au célèbre panneau Hollywood, mais surtout il représente un symbole fort qui vient affirmer que les “barrios” appartiennent à la “ville”. Des millions de gens y habitent et malgré les problèmes d’isolement social et spatial, ils constituent l’élément le plus caractéristique du paysage urbain de Caracas.

Une carte postale de Caracas, capturée dans sa plus pure réalité. Un nouveau symbole de son identité à la place des infrastructures modernes des années 50 ou les gratte-ciel des années 70, qui furent autrefois les icônes de la ville.

Cette postale distribuée à Caracas pendant l’été 2010 cherche a lancer un débat sur l’identité de la ville, à faire connaître ce projet et à offrir à Caracas une carte postale d’une de ces principales réalités. Un rêve; réaliser cet énorme fresque urbaine. Regardez le débat autour de cette image sur le forum SkyscraperCity. Cliquez pour télécharger et IMPRIMER LA CARTE POSTALE en haute résolution.

Publications et Expositions du projet ainsi que des informations sur les auteurs sont disponibles sur ce lien

3 comentarios

  1. Excellent projet, vraiment une démarche très interessante qui fait plaisir à voir. Pensez vous réussir à concrétiser certains des éléments du projets ?
    Avec un ami, j’ai moi même travaillé mon diplôme d’archi sur un thème similaire à Lima. Je vous envoie le lien pour que vous puissiez le voir et enventuellement le rajouter a votre liste de link si cela vous intéresse. Aujourd’hui nous continuons tous les deux a travailler dans une fac d’architecture à Lima.
    Bonne chance pour l’avenir.

    Lien du diplôme: http://yann.barnet.free.fr/tpfe/
    Lien de l’institut où nous travaillons actuellement: http://www.usmp.edu.pe/ivuc/
    Lien de la video du projet: http://www.usmp.edu.pe/ivuc/index.php?pag=videos2

    septiembre 21, 2011 en 2:14 pm

    • Merci beaucoup Yann pour ce commentaire plein d’enthousiasme, et pour avoir partagé ce très intéressant projet!

      J’invite nos visiteurs à regarder ce projet de diplôme. Invito a nuestros visitantes a revisar este proyecto de tesis

      Le D-bordement Liménien – De la fragmentation invertébrée à la coagulation autour d’un squelette urbain
      El desbordamiento limeño – De la fragmentation invertebrada a la coagulacion entrono a un esqueleto urbano

      par Yann Barnet et Faouzi JABRANE
      http://yann.barnet.free.fr/tpfe/

      octubre 8, 2011 en 5:53 pm

  2. Sauf e0 conside9rer que nous ne vnvios pas en re9gime capitaliste — il est vrai qu’on l’a rebaptise9 ab e9conomie de marche9 bb — , qui dit production dit d’abord production de plus value donc exploitation. Et tous le reste n’est que chanson, c’est-e0-dire discours d’accompagnement — ffbt-ce inconsciemment — au service des dominants. On pourrait, de8s lors, s’e9tonner que la vieille lune ide9ologique de la ab neutralite9 des sciences et des techniques bb brille encore aux yeux de certains. Car il faut avoir le cerveau passablement obscurci pour imaginer que la conception et l’utilisation des technosciences puissent e9chapper aux de9terminations de classe qui, de nos jours plus encore que jadis, exercent leurs effets dans toutes les sphe8res de l’activite9 humaine.c0 ceux qui imputent e0 PMO leur propre ignorance de l’histoire ou leurs insuffisances the9oriques, il faudrait rappeler que les ab luddites bb ne s’opposaient pas e0 la technique en ge9ne9ral, comme on le pense souvent, mais, comme on peut le lire dans l’une de leurs lettres collectives adresse9es au public, aux ab machines pre9judiciables e0 la communaute9 bb. Marx, auquel j’ose me re9fe9rer, avait bien souligne9 e0 leur propos qu’ils s’en e9taient pris aux machines en tant qu’outils de production soumis aux rapports de production (capitalistes), lesquelles hier comme aujourd’hui, impriment aux forces productives — dont les moyens de production font partie, avec la force de travail — l’orientation et le rythme de leur de9veloppement. Ce qui signifiait le transfert d’une partie du savoir-faire des travailleurs, he9rite9 alors de l’artisanat, vers les machines qui, e9tant donne9 la proprie9te9 prive9e des moyens de production, ne pouvaient que de9posse9der les ouvriers de leur autonomie et de leur cre9ativite9, pour le grand profit — c’est le cas de le dire — de leurs patrons.PMO ne dit pas autre chose. Voici ce que l’on trouve dans un ab papier bb que je ne saurais top recommander, (Nanotechnologies / Maxiservitude) :ab On peut discuter des applications bonnes ou mauvaises de la recherche, soutenir que l’outil est neutre et l’usage seul en cause, qu’il ne faut pas jeter le be9be9 avec l’eau du bain , le bon grain avec l’ivraie , etc. mais un fait demeure indiscutable : dans un monde of9 s’opposent dominants et domine9s, tout progre8s des connaissances sert d’abord les dominants, leur sert d’abord e0 dominer, et autant que possible e0 rendre irre9versible leur domination. Les retombe9es positives n’e9tant que les moindres maux dont on ache8te la soumission des domine9s. Progre8s curatifs et palliatifs, quand la pre9vention serait de renverser la domination qui provoque tant de nos maux, pour s’en rendre ensuite l’indispensable the9rapeute. bb Pour ce qui est du mouvement ab luddite bb, dont PMO n’aurait jamais entendu parler, si l’on en croit, du moins, certains bloggeurs mal renseigne9s, on peut lire ceci dans le meame article, e0 propos des canuts [les ouvriers soyeux de Lyon] qui s’e9taient re9volte9s, au sie8cle pre9ce9dent (en 1744) contre les nouveaux ab re8glements bb impose9s dans les fabriques :ab Ces re8glements […] renfore7aient le despotisme des maeetres-fabricants sur les canuts qui perdaient toute marge de marchandage et liberte9 de production individuelle. Ils instauraient la discipline de fabrique si ne9cessaire aux nouveaux proce9de9s, aux nouvelles machines et aux gains de production. En apparence les canuts re9volte9s n’e9taient pas des pre9-luddites, ennemis des machines. Ni au sens classique que l’on a donne9 e0 ce mouvement (crainte du chf4mage et de la concurrence des machines), ni au sens ne9o-luddite (refus d’eatre machinalise9s). Mais ils haefssaient assure9ment ce nouveau re8glement qui rationalisait la production. Quelques anne9es plus tard, Vaucanson [inge9nieur initiateur de la me9canisation de l’industrie textile et pionnier du capitalisme industriel J-P G] introduisit le premier me9tier automatique, ainsi de9crit au Mercure de France : C’est une machine avec laquelle un cheval, un bœuf ou un e2ne font des e9toffes bien plus belles et bien plus parfaites que les plus habiles ouvriers en soye ( ). Un cheval attele9 peut faire travailler trente de ces me9tiers, une chute d’eau un bien plus grand nombre Chaque me9tier fait par jour autant d’e9toffes que le meilleur ouvrier quand il ne perd pas de temps. (id, p.210) On connaeet la suite. Le machinisme et la grande industrie. L’e9lectricite9 et la production de masse. La liaison recherche-industrie . Nucle9aire, cyberne9tique, robotique. Toute une filiation de l’homme-machine bb. Autrement dit, ce que Marx appelait la re9ification de l’humain, et le collectif PMO l’ab artificialisation du vivant bb, corollaire ine9vitable de sa marchandisation.Quitte e0 passer pour ringard en paraphrasant Frane7ois Rabelais, je dirai, pour conclure (temporairement) que science sans conscience politique n’est que ruine de l’esprit critique. Ce qui vaut pour ceux qui pre9tendent en faire montre sans en avoir les moyens intellectuels.Jean-Pierre

    diciembre 4, 2012 en 7:55 am

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